Mon père est mort, une page se tourne entièrement.

Mon père est mort et une page se tourne définitivement sur cette partie de ma vie qui n’est pas des plus rose.
Je ne suis pas triste, je suis même soulagée.
Je suis désormais sûre de ne plus recevoir de courrier ravivant de douloureux souvenirs, sûre de ne plus être embêter.
Je ne suis pas insensible ou égoïste, je ne suis pas heureuse d’apprendre la mort de quelqu’un… mais mon vécu fait que je ne peux pas être triste.

Je suis profondément soulagée.

Je pourrai répondre désormais à mes filles que cette personne est morte. Une réponse simple quand elles me posent des question de savoir qui est mon père.

Car mon père, mon père biologique a terni grandement mon enfance.
C’était une personne alcoolique que les services sociaux et la justice m’obligeait à fréquenter.
Une personne qui empestait l’alcool à plein nez, qui a fait qu’aujourd’hui même, je ne supporte pas le bruit du verre qui se casse dans le container.
C’était une personne qui pouvait ne pas me nourrir. Me secouer comme un prunier car son alcool passait en premier.
J’en ai eu fait des cauchemars, de soirées à pleurer, à être stressé et à angoisser.

Cette page est désormais bouclée.

Aujourd’hui, j’ai 31 ans. Je suis soulagée d’être sûre de ne plus avoir à faire à lui, mon père biologique.

3 Commentaires

  1. Comme je te comprend …

    1. Bisous

  2. Bonjour, j’ai vécu sensiblement la même chose, hormis qu’il n’a jamais mis la main sur moi… j’avais 25 ans à sa mort, et je n’ai pas pleuré non plus… C’est venu 10 ans plus tard, à force de trouver anormal de ne pas être triste. Et là, pour la première fois, je suis partie à la rencontre de mon père, de son histoire, son enfance… et je l’ai compris, j’ai été triste pour lui et je lui ai pardonné… 17 ans après sa mort, je ne me suis jamais si bien entendue avec lui, et je me surprend avoir le même regard que lui sur le monde. C’est con, on aurait pu bien s’entendre, finalement !
    Tout ça pour te dire, avec douceur, que la colère ne dure pas toujours, et le deuil vient bien plus tard, pour nous, mais il vient quand même, quand le souvenir du bourreau s’éteint… Toutes mes condoléances, courage 🙂

Laisser un commentaire