L’explosion

Hier soir, j’ai explosé. J’ai pété mon câble… vous savez l’histoire du vase qui déborde à cause d’une broutille mais qui devient LE truc en trop.

Tous les jours, j’essaye de prendre sur moi pour m’occuper au mieux des enfants. Pour accompagner Olivia et nous sortir de cet état de crises permanentes. Un rien est prétexte à râler, crier, pleurer jusqu’à parfois essayer de frapper.

Nous sommes en rodage pour mieux la comprendre et agir au mieux avec elle. Et en ce moment, c’est rude.

Je me retrouve comme au début de la prise en charge de ses allergies. On ne sait pas grand chose, on s’informe, on se dit que c’est la galère. On a le nez dedans, pris dans le tourbillon. Et pour le moment, c’est la galère: la psychologue confirme les mêmes soupçons de précocité concernant Olivia, la pédiatre n’en est pas étonnée. Pour le moment, oui, on voit ça comme une grosse galère car ça se traduit par des soucis de comportements, des crises quotidiennes, multiples dès le matin jusqu’au soir.

Elle épuise mon capital patience, elle est une boule d’angoisse multiples sur pattes en ce moment et tous les travers suivent. Hier soir, j’ai explosé, pour une broutille, une chambre pas correctement rangée et ça a fait tout péter, j’avais la sensation de sentir comme un court-circuit dans mon cerveau avec une tension électrique qui circulait. Je ne suis pas folle mais dépassée et épuisée.

Dépassée par cette petite personne qui commence à exprimer des choses. Qui en pleine nuit me demande de changer de classe pour apprendre à écrire en attaché, qui refuse de faire la sieste et pleure car elle ne sait pas lire et qui veut que je lui montre. Elle a juste 4 ans et j’ai juste envie de fuir moi face à ses demandes et de lui dire STOP.

J’ai demandé à sa Maitresse, si Olivia est en demande, on y répond, sans pousser mais on répond. Et je fais comment moi: comment on apprend à une enfant de 4 ans à lire ? Comment on fait pour agrandir sa patience pour essayer d’adoucir le quotidien ? Comment on gère ?

Bref, un billet décousu mais un besoin de poser des mots sur les maux. Et souffler pour repartir sur le front de la bataille…

 

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